Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /2010 12:33
Un nouvel épisode dans l'attaque en règle dont est victime Kokopelli, association qui œuvre depuis Alès dans le Gard pour la cause de la biodiversité et de la préservation des semences .
http://www.kokopelli.asso.fr/

 

Provocation sur fond de contrefaçon

Le communiqué de Blanche Magarinos-Rey, avocate de Kokopelli, est disponible sur le blog de Kokopelli

Dans son catalogue de printemps 2010, la société GRAINES BAUMAUX propose à la vente, en page 491, un mélange de 15 variétés de tomates que son dirigeant a choisi d’appeler "TOMATE KOKOPELLI", cette appellation étant suivi d’un petit signe © indiquant qu’il est propriétaire de la marque.

Cette initiative, de la part d’un adversaire judiciaire notoire, a semé le doute et la confusion dans les esprits des adhérents, clients et sympathisants de l’association, qui ont demandé à ce qu’un éclaircissement soit donné sur la réalité de cette incompréhensible et absurde assimilation des tendances.

En effet, le procès initié depuis décembre 2005 par la société BAUMAUX contre l’association KOKOPELLI est toujours en cours. Dans celui-ci, aujourd’hui au stade de l’appel, BAUMAUX se fait redresseur de torts et, sans pouvoir démontrer aucun préjudice lié aux activités de l’association, réclame l’application stricte de la législation sur l’inscription des semences au catalogue officiel. Prenant ainsi le rôle du Ministère Public, et sortant du cadre de la concurrence déloyale sur laquelle il prétend se baser, il remet ainsi en scène le triste procès qu’a mené l’Etat contre l’association KOKOPELLI pendant plus de quatre ans, et qui s’est conclu récemment, en Cour de Cassation, par la condamnation de l’association à plus de 17.000 € d’amende.

Non content vraisemblablement des conditions d’exécution de cette condamnation, qui a vu certains membres du gouvernement qualifier de "service public" le travail de KOKOPELLI et l’Etat renoncer au recouvrement de l’amende, la société BAUMAUX réclame aujourd’hui à l’association quelques 100.000 € de dommages-intérêts, ainsi que la cessation de ses activités.

C’est donc un véritable acharnement que subit ici, par ce nouveau procès, l’association KOKOPELLI.

Mais le dépôt de la marque "TOMATE KOKOPELLI" par son propre adversaire constitue une étape nouvelle dans cette croisade contre le travail de diffusion de la biodiversité agricole et de l’autonomie semencière que réalise l’association.

Or, renseignements pris auprès de l’Institut National de la Propriété Intellectuelle, le dépôt de la marque "TOMATE KOKOPELLI" par la société BAUMAUX remonte au 31 octobre 2007, soit lorsque le procès initié par celle-ci battait son plein en première instance.

Pour cet enregistrement de marque, la société BAUMAUX ne pourra dès lors pas arguer de sa bonne foi, c’est une évidence. Pire encore, réalisé dans l’intention de nuire, il doit être considéré comme frauduleux, au sens de notre jurisprudence en la matière.

Mais ce qui est plus grave, dans la mesure où l’association KOKOPELLI bénéficie, à n’en pas douter, d’une « marque notoirement connue », cet enregistrement est également constitutif d’un acte de contrefaçon, qui est un délit pénal puni de quatre ans d’emprisonnement et de 400.000 euros d’amende.

On s’interroge donc sur les raisons qui ont poussé la société BAUMAUX à de telles extrémités.

En définitive, cette démarche outrancière s’apparente à de la provocation pure et simple, à laquelle le pacifisme de KOKOPELLI hésite à répondre. Cependant, la société BAUMAUX a peut-être prévu, dans le cadre d’une nouvelle procédure judiciaire, d’interdire à l’association d’utiliser sa propre dénomination…?

Enfin, et pour couronner le tout, il est encore affligeant de constater que la marque déposée par BAUMAUX l’a été pour deux catégories : les semences, d’une part, et les produits "phytosanitaires", de l’autre.

Alors, Monsieur BAUMAUX, pour quand avez-vous programmé la sortie des "Pesticides KOKOPELLI"?

Blanche MAGARINOS-REY.
Avocate au Barreau de Brest

 
 
Par Gérard - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /2010 17:15
     En ce moment, Marie, notre lien,   nous propose des contrats de printemps, ( Voir la page "Les cochons de Mathieu), aussi  j"'ai eu envie de vous communiquer les informations suivantes.

     Ci-dessous, l'étiquetage d'un porc vendu en grande surface.



prix-du-porc.jpg
    En lisant cette étiquette, on peut établir que ce porc est né au Canada, qu'il a été élevé en Australie, abattu en Belgique, dépecé ailleurs en Belgique et vendu par   XXX  à  YYY.  ( Je ne veux pas risquer un procés mais je tiens le renseignement à votre disposition.)
    Un mien copain prof de maths, dont j'ai allègrement pillé le travail de recherche, a établi que cela représente autour de 35000 km. Bilan carbone!
     Et encore, il n'est fait mention nulle part des conditions d'élevage, d'abattage et de nourriture.

     Et voilà où il est question des porcs d'Aurélie et Mathieu.

     Bounas, vous connaissez. Pour certains d'entre nous, çà reste un superbe souvenir, Mai 2008.


francis2.reca-jpg.jpg
      C'est sur les rives du Lac de Sainte Croix, un petit hameau où cohabitent moutons, chèvres et  cochons.( Allez sur la page des "Cochons de Mathieu  ", rubrique " Nos Producteurs".)
       Pour revenir à nos cochons, ceux de Bounas sont élevés à Bounas,

mathieu-et-ses-porcs-jpg

    L'alimentation est produite sur place, petit lait de l'élevage caprin et céréales issues pour 80% de l'agriculture biologique.  Bilan carbone!

     A qui appartient le choix?

     Seul petit bémol, ces cochons reconnaissants et contents de vivre à Bounas  ont parfois l'affection encombrante avec les amapiens venus leur rendre visite.

cochon-affect.jpg

Avant de vous décider à choisir les cochons de Bounas, prenez le temps de regarder cette vidéo.



Par Gérard - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /2009 08:16
    CATA 33 c'est la rencontre de deux projets: un collectif, l'autre individuel.
   
      D'une part, au cours de petits déjeuners alternatifs au café Utopia, un groupe d'amapiens rêvent d'acheter collectivement des terres agricoles et d'y installer correctement un maraîcher. Très rapidement ce groupe sollicite Nicolas " le légiste" et Françoise "la notaire". Ils apporteront leur concours à la constitution de la SCI "Terres du Fougueyra" puis à l'acte d'achat avec les apports de 376 adhérents et  enfin à la rédaction du bail à fermage avec un jeune maraîcher: Julien.

Collectif Achat Terres Agricoles 33 Gironde est né!
    
       D'autre part, Julien vient de terminer sa formation de maraîcher. Il rencontre les pires difficultés pour trouver un bail à fermage.  CATA33 va lui offrir la possibilité de s'installer de façon moins précaire en signant un bail notarié avec clauses environnementales. Il s'engage à pratiquer l'agriculture biologique, s'interdit le recours aux OGM et doit respecter l'équilibre naturel des rives de la Dordogne qui limitent l'exploitation.
           Julien sera associé à toutes les étapes du projet. En décembre 2008, il peut s'installer et commencer à travailler 1 ha en plein air et 900 m2 de tunnel. Sa production garnit 40 paniers en Amap et fournit pour une part la biocoop de Libourne.
              A l'initiative de notre Amap et en collaboration avec Denise et Daniel Vuillon, le samedi 28 novembre, les principaux acteurs de CATA 33:  Nicole l'animatrice, Françoise la notaire, Céline et Julien ( car entre temps.... si j'ai bien compris)

le couple de maraîchers, Nicolas le légiste ont été reçus  en Mairie du Luc pour nous présenter CATA33. Outre des élus lucois, étaient présents les responsables des amaps de Dracénie.  Une longue réunion riche en informations et ...en émotions. 
       C'est une réalisation qui ne peut nous laisser indifférents, consomm'acteurs désireux de maintenir une agriculture de proximité respectueuse de l'environnement dans un centre Var où la pression immobilière rend l'installation d'exploitations de ce type plus que difficile.

CATA33 possède un site internet:   http://collectif.terres.free.fr/
Par Gérard - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /2009 03:18

Cyril Bouvet, un "Colibri", nous a fait parvenir les notes prises durant la conférence du 08 octobre dernier. Ce sont des notes sans travail de rédaction .


La modernité, une désacralisation du monde

 

Par Pierre Rabhi, 08 10 09

Semaine des peuples autochtones, Le Cannet des Maures

 

Actuellement, il y a un bouleversement de la tradition par la modernité. Par exemple chez moi, en Algérie, dans notre oasis, l’exploitation du charbon (Ce enfoui depuis des milliers d’années !) par les Français a complètement chamboulé notre système social ancestral. Nous avions trouvé un équilibre au sein de l’oasis.

Il y a un passage difficile entre tradition et modernité. Ces deux visions engendrent des convergences et des divergences.

On m’a inculqué qu’il n’y a pas de salut sans la civilisation occidentale !

 

Qu’est ce que la modernité ?

La modernité est liée à un système pyramidal : on peut parler des gens haut de gamme et les gens bas de gamme. C’est un système hiérarchisé, avec des échelons. Plus on monte plus on est accompagné par une valorisation sociale et un salaire plus élevé.

La modernité repose sur la notion de progrès. Celui-ci est aliénant et ne profite qu’à quelques uns. Il y a un culte du travail. Certes, pourquoi pas ! Mais à condition qu’il soit équitable.

La notion du « toujours plus » s’exprime par une productivité sans limites. Elle est liée à la compétitivité. Celle-ci est insérée dans l’âme de l’enfant dès le plus jeune âge, il faut gagner !

Tout cela est basé sur un mythe fondateur = l’homme démiurge.

L’homme démiurge s’est l’homme qui se ressaisi de son destin, désacralise la vie, évacue le divin. C’est l’homme prométhéen ! Il utilise sa puissance, sa raison, son intelligence au service d’un paradigme nouveau sur la base du progrès.

L’intelligence humaine est amputée, il y a une rupture avec le passé agraire.

Dans les sociétés traditionnelles, la sensibilité et la perception sensorielle passent avant la raison. Le divin est intégré dans la vie.

La modernité a définit ses critères : ce qui ne lui correspond pas est jugé retro, du passé, plus d’actualité….

La civilisation occidentale repose sur la combustion énergétique qui nous a donné un pouvoir exorbitant. C’est une façon de faire très masculin. Alors que la femme est porteuse de la sensibilité et de la douceur.

Auparavant, toute l’humanité était dans un dialogue avec la nature et dans un rapport équilibré mais en occident le rapport est devenu très minéral.

Le rapport est devenu hyper dominant et la pensée très minérale.

Les miracles de la technologie aliènent l’humanité. Les guerres ont participé à cet essor technologique et ont orienté le progrès dans une pulsion très négative.

 

Il y a une destruction du monde paysan. De paysan ont est passé à exploitant industriel. La vie industrielle a un pouvoir d’aliénation. On proclame que s’est pour le progrès humain mais s’est négatif. Elle renforce une logique qui réduit la pensée.

La modernité est une imposture. Elle crée un clivage sur la planète et provoque une disparité terrible !

Un cinquième de la population consomme quatre cinquième des ressources planétaires.

Le modèle occidental est un modèle non reproductible et d’une grande spoliation (ex : Amérique).

L’Europe s’est développée sur le vol d’autres territoires. Soit disant ces territoires ont aidés au développement de l’Europe.

Le modèle actuel est destructeur, sa logique du monde repose sur du faux !

Il faut trouver une conciliation entre tradition et modernité.

 

Le métabolisme de la terre est détruit par les engrais chimiques. Les pesticides sont censés guérir la plante mais en fait, s’est la terre qui est malade !

Le système industriel a amené un mode de fragmentation alors que la notion d’unicité existait chez tous les peuples.

La terre est un miracle, une merveille planétaire mais elle est devenue une mutinerie permanente.

L’humanité aurait-elle introduit l’horreur ? Elle a aggravé la fragmentation par la modernité et a rompu avec les traditions.

L’humanité est divisée (voir une carte du monde avec toutes ses frontières). Cette division est un prétexte au discours sur l’insécurité et à la course à l’armement.

Il est important d’apprendre à vivre ensemble et de se sentir tous reliés. L’individu aujourd’hui est de plus en plus seul.

 

Sans interventionnisme social, notre société occidentale ne tiendrait pas se serait la débandade !

Actuellement, nous assistons à un grand délitement.

Les traditions sont conservatrices de la vraie logique humaine. Notre société est déshumanisée.

L’homme traditionnel sait qu’il appartient à une réalité vivante mais il y a eu un basculement. L’homme moderne dit que la réalité vivante lui appartient.

Ayons un sentiment profond que rien ne nous appartient et nous ait dû. Soyons dans la gratitude (la vie qui se donne à la vie).

 

En Amérique, lorsque les blancs tuaient les bisons sans raisons et sans besoins, juste pour s’amuser, pour les peaux rouges s’était une profanation.

La barbarie relève de l’esprit occidental ! Le monothéisme y est pour quelque chose dans cette histoire.

Les anciennes traditions relèvent du sacré. Il y a un changement de rapport de l’humain avec la nature. Le rapport est désacralisé chez les civilisations occidentales. C’est un rapport de profanation.

Nous sommes dans une vision occidentale qui est conquérante et dominatrice. Notre logique actuelle est la croissance illimitée.

La terre est vue comme un gisement de ressources. Il y a une perte de la valeur initiale.

La modernité est remplie de dogmes, de préceptes qui manipulent l’être humain.

On ne peut pas appliquer les concepts de prédation naturelle à l’humain. Le lion n’a pas de banque d’antilopes !

La philosophie du toujours plus est en train de détruire la planète !

Si vous niez les valeurs qui ne sont pas financières, vous faîtes de l’argent le Roi, le détenteur du pouvoir. C’est l’indicateur de la modernité !

Les vraies richesses sont la nature, les liens sociaux…

Le développement applique les mêmes règles du jeu pour tous et précipite l’épuisement de la planète.

Notre système nous pousse constamment à l’insatisfaction.

La question de fond est de l’ordre du sacré. Quelle est la signification du genre humain ?

 

La force de l’amour est puissante et créatrice. Construisons le vivre ensemble sur l’amour.

Transférons ce que nous consacrons à la violence pour le bien commun.

Quel est notre sort ? Sommes-nous un accident biologique ? L’humanité a-t-elle un sens ?

Je ne suis pas dans l’illusion. Ce ne sont pas les alternatives qui seront la solution !

Il faut que l’homme change, par un travail sur lui-même. Déjà, allons nous réconcilier avec ceux avec qui nous sommes en conflit.

Il faut amener notre propre mutation et notre transformation.

Les consciences doivent se mutualiser, des consciences qui s’élèvent pour construire un monde qui soit digne de l’intelligence.

 

La crise nous dit que nous allons de travers !

Revenons à une vie plus sobre. Même dans l’abondance, nous ne sommes pas heureux !

La joie se construit en nous-mêmes. Nous avons tous un pouvoir d’action sur la modification de notre société.

Au lieu d’être contre, construisons pour. Mais attention de ne pas tomber dans la résignation,, il faut rester dans la réprobation.

Comment servir la sacralité ? Goûter la beauté de la vie, ce don que le divin nous donne.

Comment regardons-nous la vie ? Quel est le rôle de l’être humain ? De produire quelque chose ? C’est l’admiration inspirée par l’amour et non être des pousseurs de caddies. Prendre soin, apprendre à jubiler et à aimer. Rendons hommage à la vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Gérard
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /2009 16:56
      Kenny Matampash ole Meritei, guerrier Maasaï, et son frère blanc, Xavier Péron ( ex maître de conférences en science  Politique et Anthropologie politique à la Sorbonne) sont venus nous parler du mal fait aux Massaï en imposant nos fausses valeurs puis de la sècheresse terrible qui frappe leur territoire depuis trois ans,


      Pierre Rabhi est venu lui nous inciter à réconcilier humanisme et modernité pour préserver la planète  de nos enfants et redonner son sens au mot "Solidarité".


                                                                        ( Photo du 19/04/09)

Le même jour, deux fusées de la NASA se sont écrasées comme convenu sur le pôle sud de la lune pour tenter de découvrir de la glace. La mission L-Cross est comme une bombe d'une très grande puissance dont le but est de rechercher toutes formes d'eau sur la lune.



"Néanmoins, la NASA a fait savoir vendredi que selon l'analyse préliminaire des données du téléscope spacial Hubble, il n'y avait pas de signe d'eau dans les débris de l'explosion."



Quel dommage!!!

Mais un grand BRAVO à l'équipe d'Ethno- Savannah et aux associations partenaires.
Par Gérard - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus