Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /2009 19:37

Aux États-Unis, cinq mille hectares de culture de soja transgénique ont du être abandonnés par les agriculteurs et cinquante mille autres sont gravement menacés. Cette panique est due à une « mauvaise » herbe qui a décidé de s’opposer au géant Monsanto, connu pour être le plus grand prédateur de la Terre. Insolente, cette plante mutante prolifère et défie le Roundup, l’herbicide total à base de glyphosphate, auquel nulle « mauvaise herbe ne résiste ».

Quand la nature reprend le dessus.

C’est en 2004, qu’un agriculteur de Macon, en Géorgie, ville située à environ 130 kilomètres d’Atlanta, remarqua que certaines pousses d’amarantes résistaient au Roundup dont il arrosait ses cultures de soja.

Les champs victimes de cette envahissante mauvaise herbe ont été ensemencés avec des graines Roundup Ready, qui comportent une semence ayant reçu un gène de résistance au Roundup auquel nulle « mauvaise herbe ne résiste ».

Depuis cette époque, la situation s’est aggravée et le phénomène s'est étendu à d'autres états, Caroline du Sud, et du Nord, Arkansas, Tennessee et Missouri. Selon un groupe de scientifiques du Centre for Ecology and Hydrology, organisation britannique située à Winfrith, dans le Dorset, il y aurait eu un transfert de gènes entre la plante OGM et certaines herbes indésirables, comme l’amarante. Ce constat contredit les affirmations péremptoires et optimistes des défenseurs des OGM qui prétendaient et persistent à affirmer qu'une hybridation entre une plante génétiquement modifiée et une plante non-modifiée est tout simplement « impossible ».

Pour le généticien britannique Brian Johnson, spécialisé dans les problèmes liés à l’agriculture : « Il suffit d’un seul croisement réussi sur plusieurs millions de possibilités. Dès qu’elle est créée, la nouvelle plante possède un avantage sélectif énorme, et elle se multiplie rapidement. L’herbicide puissant utilisé ici, à base de glyphosphate et d’ammonium, a exercé sur les plantes une pression énorme qui a encore accru la vitesse d’adaptation. » Ainsi, un gène de résistance aux herbicides a, semble-t-il, donné naissance à une plante hybride issue d’un saut entre la graine qu’il est censé protéger et l’amarante, devenue impossible à éliminer.

La seule solution est d’arracher les mauvaises herbes à la main, comme on le faisait autrefois, mais ce n’est pas toujours possible étant donné l’étendue des cultures. En outre, ces herbes, profondément enracinées sont très difficiles à arracher et 5 000 hectares ont été tout simplement abandonnés.

Nombre de cultivateurs envisagent de renoncer aux OGM et de revenir à une agriculture traditionnelle, d’autant que les plants OGM coûtent de plus en plus cher et la rentabilité est primordiale pour ce genre d’agriculture. Ainsi Alan Rowland, producteur et marchand de semences de soja à Dudley, dans le Missouri, affirme que plus personne ne lui demande de graines Monsanto de type Roundup Ready alors que ces derniers temps, ce secteur représentait 80 % de son commerce. Aujourd’hui, les graines OGM ont disparu de son catalogue et la demande de graines traditionnelles augmente sans cesse.

Déjà, le 25 juillet 2005, The Guardian publiait un article de Paul Brown qui révélait que des gènes modifiés de céréales avaient transité vers des plantes sauvages, créant ainsi une « supergraine » résistante aux herbicides, croisement « inconcevable » par les scientifiques du ministère de l’environnement. Depuis 2008, les media agricoles américains rapportent de plus en plus de cas de résistance et le gouvernement des États-Unis a pratiqué d’importantes coupes budgétaires qui ont contraint le Ministère de l’Agriculture à réduire, puis arrêter certaines de ses activités.

Plante diabolique ou plante sacrée

Il est amusant de constater que cette plante, « diabolique » aux yeux de l’agriculture génétique, est une plante sacrée pour les Incas. Elle fait partie des aliments les plus anciens du monde. Chaque plante produit en moyenne 12 000 graines par an, et les feuilles, plus riches en protéines que le soja, contiennent des vitamines A et C et des sels minéraux.

Ainsi ce boomerang, renvoyé par la nature sur Monsanto, non seulement neutralise ce prédateur, mais installe dans des lieux une plante qui pourra nourrir l’humanité en cas de famine. Elle supporte la plupart des climats, aussi bien les régions sèches que les zones de mousson et les hautes terres tropicales et n’a de problèmes ni avec les insectes ni avec les maladies, donc n’aura jamais besoin de produits chimiques.

Ainsi, « la marante » affronte le très puissant Monsanto, comme David s’opposa à Goliath. Et tout le monde sait comment se termina le combat, pourtant bien inégal ! Si ces phénomènes se reproduisent en quantité suffisante, ce qui semble programmé, Monsanto n’aura bientôt plus qu’à mettre la clé sous la porte. À part ses salariés, qui plaindra vraiment cette entreprise funèbre ?

Proposé par Jean-Pierre Ruiz

 

 

Par Gérard - Publié dans : Actualités
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Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /2009 19:35
  Après le succés du film, des lignes ont bougé.



13h30   Accueil des participants.

 

 Nous y étions: Alain Meunier,  Bernard Chalumeau et Alain Belloi pour la municipalité du Luc, Odile Gailhard et Claude Grosso pour le Cannet des Maures, Geneviève Pessel, Isabelle Grosso, Martine Lallée,  Christiane et Gérard Turin pur l'Amap des Maures.





Un pique-nique tiré du (gros) sac.

14h30
  Ouvertur e de la rencontre par Edouard Chaulet, maire de Barjac.[La salle est comble.]



   M. "Barjac" retrace l'expérience de cantine "bio" dans sa commune en insistant sur le fait qu'en aucun cas Barjac ne peut être un exemple.Située aux confins du Gard et de l'Ardèche c'est une petite commune aux finances conséquentes. Cependant, avec une volonté politique marquée, tout est possible. Il s'agit tout simplement de rendre tout son sens au repas pris en commun, moment de partage, détente, plaisir;.
  Manger autrement, c'est aussi produire autrement. Il s'agit de privilégier les approvisionnements de proximité, respectueux de  l'environnement.  Plus de résidus de pesticides  dans les assiettes mais aussi solidarité avec les pays qui souffrent de malnutrition tout en alimentant nos filières "bio".
  On ne pourra changer le monde sans changer le contenu de nos assiettes.


  Quelques extraits:

   A propos de la restauration rapide: " Plus de néfaste food."

   En évoquant son ami, curé de Barjac, retiré à Vauvert il  regrette que " le dernier exorciste cévennol soit parti au diable vauvert."

   Parlant des décideurs politiques, il remarque que " la politique, c'est l'art des choix."

   Il se qualifie de "ruraleur" et regrette l'exode rural  qui  amène les ruraux à perdre leurs valeurs. " Les hommes, c'est comme les pommes. Quand on les entasse,  la pourriture apparait."

15h  

 Ensuite, toute une série de témoignages montreront que Barjac n'est pas un cas isolé. Un peu partout, élus et associations se préoccupent du contenu de l'assiette proposée à nos enfants.  Des responsables de Vauvert et Salon apportent des précisions intéressantes. Les approvisionnements  restent le gros problème même si la situation s'améliore d'année en année. Les coûts sont maîtrisés notamment par la mise en place de menus alternatifs. 


 


 Les échanges se prolongent  en petits groupes sur la terrasse du château  mairie. Ici M. Chaulet  avec nos amapiennes et Alain Meunier; premier adjoint  chargé du développement durable au Luc. 
   Des idées avancent, des projets prennet corps.











Fin d'après-midi: apéritif dînatoire dans la cour de l'école municipale.

Par Gérard - Publié dans : Actualités
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Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /2009 19:34

 

Tout d’abord un bref historique, depuis la création de l’abattoir de Sisteron, au début des années 80, les abattoirs locaux ont presque tous fermé les uns après les autres. Cet abattoir, voulu et financé par la région (en partie) avait l’ambition d’être un des plus importants d’Europe, il est destiné exclusivement à la viande ovine. Pourquoi Sisteron ? Il est vrai que c’est une région de grosse production et il y a eu sûrement du copinage politique avec les élus locaux.

Les conséquences sur la filière ont été rapides : fermeture des autres abattoirs (soi-disant pas aux normes), il fallait que toute la production soit orientée vers Sisteron , ensuite arrivée d’agneaux d’autres régions et d’autres pays abattus là et vendus comme « agneaux de Sisteron ».


Le résultat pour les éleveurs outre la concurrence déloyale (et frauduleuse) a été une perte de maîtrise de la commercialisation de leurs produits au profit des grossistes et chevillards qui n’ont aucun état d’âme par rapport à l’avenir de l’élevage dans leur pays.

A l’époque où faire des kilomètres est devenu une religion, ces gens-là ont pris le contrôle des abattoirs et du marché essentiellement tourné vers les grandes surfaces. Les éleveurs n’avaient plus qu’à attendre à l’entrée de leur bergerie pour se faire tondre.

Heureusement, quelques petits abattoirs ont résisté, souvent grâce à des soutiens politiques. Dans le Var où l’économie est entièrement vouée au tourisme, le problème a été vite réglé, ils ont tous fermé. Quand un nouveau projet émerge, l’administration nous parle très vite de rentabilité. Il faut savoir que l’abattoir de Sisteron n’est pas « rentable », il est régulièrement renfloué par de l’argent public et ses employés sont des employés municipaux.

Pour nous un abattoir est un service public et sa rentabilité, s’il doit y en avoir une, est sociale.

L’abattoir de Digne a été mis aux normes européennes et maintenu ouvert au moment où Jean-Louis Bianco a été parachuté à la mairie. C’est un abattoir multi-espèces utilisé par des grossistes et des éleveurs. Ils étaient jusqu’à maintenant en SARL qui, suite à des problèmes de gestion importants, a été obligée de déposer le bilan.

Entre temps, grâce à la volonté du Pays Dignois, de la Chambre d’Agriculture 04 et d’un petit groupe d’éleveurs qui désiraient faire de la vente directe, un atelier de découpe a été créé dans les locaux de l’abattoir.

Cet atelier a été entièrement financé par des fonds publics (Etat, Pays Dignois).

La gestion a été confiée à une SARL composée principalement de 18 éleveurs qui ont pris chacun une part de 1000 € pour constituer le capital social.

Le nombre de parts est limité à une par personne ou association ou société, donc c’est une part = une voix.

Suite à la faillite de la SARL d’abattage, la SARL de découpe a repris la gestion de l’abattoir. On comprend facilement que l’abattoir était indispensable à l’atelier de découpe et que cette nouvelle activité a relancé l’ensemble.

Forte de ce succès, la SARL abattage-découpe a ouvert son capital à de nouveaux membres.

Pour le moment, trois AMAP ont pris des parts. L’idée étant de soutenir l’initiative, l’implication des consommateurs est importante dans ce genre de structure pour mettre en évidence le maintien d’un commerce de proximité et de qualité. C’est aussi un soutien aux éleveurs qui à tout moment peuvent se retrouver face aux gros faiseurs qui seraient tentés de récupérer l’outil, voire même de le faire couler !

Tout ceci est bien dans notre combat pour le maintien d’une agriculture paysanne.

La volonté politique des décideurs locaux est aussi un facteur important pour la survie de ce genre de structure.

Dans ce genre d’installation, les investissements sont souvent très élevés et doivent être effectués par de l’argent public, ensuite les utilisateurs payent pour les services abattage et découpe.

Une bonne gestion permet de payer les salariés et les charges. Un paysan-éleveur à la retraite a été nommé comme gérant, à nous d’être vigilants, de participer par notre soutien à cette gestion pour éviter les dérives et pour garder la maîtrise d’un outil au service de tous.

P.S : L’atelier de découpe a ouvert à l’automne 2007, avec une gestion indépendante de l’abattoir, gestion saine et transparente jusqu’à maintenant avec un boucher très compétent.

 

 

 

Francis GIRARD


 

Par Gérard - Publié dans : Actualités
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Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /2009 19:31

L'AG s'est tenue dans les locaux de la chambre d'industrie et de commerce de Digne. Depuis la reprise de l'activité, janvier 2009, par la nouvelle société d'exploitation, le bilan comptable est encourageant. Malgré les investissements indispensables à la reprise, l'embauche d'un nouveau salarié a été réalisée.

 


Mme la Directrice des services sanitaires explique que l'abattoir devra être mis aux normes et recevoir un agrément Cat 2 fin 2009. M. le Maire de Digne explique alors que l'opération sera financée pour 35 à 40 % par l'état, 35 % par la région et 10% par le département. Ces investissements permettront la mise aux normes de la chaine du froid en particulier mais aussi la réalisation d'une chaine de découpe pour ovins avec carcasses suspendues, ce qui entrainera une pénibilité moindre pour les travailleurs. M.le Maire insiste alors sur le caractère de service public de l'abattoir, dernière activité industrielle en pays dignois et souligne le fait que cette démarche entre dans le cadre de la politique des circuits courts prônée par le gouvernement. Il réitère son soutien à la nouvelle société en lui demandant de parvenir à l'équilibre financier. L'assemblée procède alors aux différents votes habituels parmi lesquels celui acceptant l'entrée de huit nouveaux partenaires dont notre amap pour une part de 1000 euros. M.,................. , gérant, souligne le rôle des Amap et tout particulièrement celui de Michel Berthelot, coordinateur de l'opération.


M. expose ensuite deux projets visant à valoriser les produits issus de l'abattoir. La mise en place d'un atelier de viande hachée, saucisses, et l'installation dans des locaux attenants d'une entreprise de Mazamet, spécialisée dans le traitement des peaux. Mme la Directrice des services sanitaires explique qu'elle suivra attentivement le premier projet car l'activité est « délicate ». La séance est levée.


 


Discussion après l'AG, avec nos producteurs: Francis et Mathieu. Beaucoup d'optimisme; l'outil est indispensable à la mise en place de circuits courts dans la commercialisation  de leurs produits.

 


 


 

 

 

 

 

 

 

 


Aujourd'hui, une peau est payée 5 euros à l'éleveur pour être revendue 35 au tanneur. L'installation d'un outil de transformation à Digne outre la création de deux emplois, permettrait une plus juste rémunération à l'éleveur.


 

 

 

Par Gérard - Publié dans : Actualités
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Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /2009 19:28
Mardi 28 avril, 11 heures, visite des locaux  de l'abattoir, par les représentants des Amaps.


L'accueil est chaleureux. Pour nous autres profanes en la matière, l'outil semble performant.

Ici, l'atelier de découpe.



La salle d'abattage.

C'est dans cette partie que le travail sur les ovins est paticulièrement pénible: les carcasses travaillées horizontalement sont manipulées cinq fois.




            Impressionnés, les dracénois en chambre froide!





Par Gérard - Publié dans : Actualités
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