Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /2009 15:18
LE MONDE | 17.08.09 | 15h15 


Il y a des communes où l'on veut garder son bureau de poste, d'autres son boulanger, son médecin ou même son curé. Mouroux, 4 700 habitants, veut avoir "son" agriculteur. Un maraîcher, plus précisément, qui fournira fruits et légumes de saison, plutôt bio et, si possible, bon marché. Elle croit l'avoir trouvé en la personne de "Christophe", comme tous l'appellent déjà sans pour autant le connaître.

Car pour beaucoup, c'est bien un comble de vivre entourés de champs dans cette Seine-et-Marne restée agricole, et de ne pas trouver de produits locaux. Des exploitants, il en reste une dizaine à Mouroux, mais ils alimentent le marché national, voire international. Pis, ces "indécrottables" polluent sols et rivières avec leurs produits chimiques, s'inquiètent leurs voisins.

L'idée de trouver un agriculteur à son goût vient de la mairie. "Il y a 4,5 hectares de terres en friche au centre de la commune et qui lui appartiennent, on s'est dit qu'on allait les prêter à qui voudrait les cultiver", raconte Jean-Louis Bogard, adjoint à l'environnement (sans étiquette) et commercial chez Orange. L'équipe municipale décide donc, en janvier, de proposer la création d'une Association pour le maintien d'une agriculture paysanne (AMAP), un partenariat entre des consommateurs, qui reçoivent des fruits et légumes toutes les semaines, et un agriculteur, dont le revenu est garanti par le préachat de sa production.

Lancé au Japon, adopté aux Etats-Unis, le système est victime de son succès en France. Les groupes de consommateurs doivent s'armer de patience pour dégoter un producteur. Surtout en Ile-de-France, où le foncier vaut de l'or. L'avantage, avec le prêt des terres, c'est que les choses seront plus faciles.

Informés par la presse municipale ou le panneau lumineux communal, 130 habitants sont venus à la première réunion, séduits par l'idée de consommer mieux. Apparemment, l'idée a fait son chemin. Au bord de la RN 34, qui relie Coulommiers à Paris et coupe le bourg en deux, Intermarché et Hyperprimeur viennent de se mettre à vendre du bio. Chez le second, dans la "barquette ratatouille", l'oignon vient des Pays-Bas, le poivron d'Espagne et les tomates du Maroc. "Ils n'ont pas compris notre démarche", persifle M. Bogard. Lui, veut du local. Il veut un agriculteur pour Mouroux.

Les céréaliers du village ont décliné sa proposition de cultiver les terres communales, puis le réseau AMAP a suggéré de contacter un lycée agricole bio. Deux candidats étaient partants. Mais Mouroux a vite déchanté. Avoir des terres ne suffit pas, il faut de l'argent pour investir dans les bâtiments et le matériel. Et il aurait fallu deux ans avant de pouvoir déguster le premier légume.

Or, désormais, les habitants sont pressés. Alors que la mairie s'apprêtait à procéder par petite annonce, certains ont pensé à Christophe. Ce maraîcher n'avait pas été contacté. Il habite Mouroux, mais ses terres sont à Coulommiers, à 3 kilomètres. Vendant sur les marchés, il hésitait à abandonner. Avantage de l'opération : il pouvait fournir, dès juin, une large gamme de produits. Inconvénient : il n'utilisera pas les terres de la mairie, il a ce qu'il faut.

Va donc pour Christophe. Mais Jean-Louis Bogard ne perd pas espoir : "Un jour, notre parcelle sera cultivée", lâche l'élu. Déjà, il pense préempter des terrains dans les bois, pour des vergers. Et voit loin : "Nous pouvons servir d'exemple. Des communes qui ont des terres, il y en a plein."

Parmi les "Amapiens", il y a Linda Hengy. Jamais elle n'avait entendu parler du réseau, mais aussitôt elle y a vu des similitudes avec sa "philosophie". "Au Canada, il y a des magasins de producteurs. En France, on trouve ça rétrograde, il faut que les mentalités évoluent", juge-t-elle.

D'origine algérienne, cette mère de cinq enfants a quitté la proche banlieue il y a cinq ans pour vivre là, à 50 kilomètres de Paris. Son mari est "responsable maintenance chez un sous-traitant de Citroën Aulnay". Les Hengy vivent chichement. Linda n'a rien d'une militante et, chez elle, il n'y a pas de bio à table - "une arnaque". En fait, elle veut seulement bien nourrir ses enfants et ne plus "être prise pour une imbécile". Jusque-là, elle achetait tout chez Leclerc. "Michel-Edouard parle beaucoup, mais il fixe les prix qu'il veut. Or ils ne dépendent pas des producteurs, mais de jusqu'où le client est prêt à aller", s'énerve cette abonnée à la newsletter de 60 millions de consommateurs.

Comme sa famille, celle de Nadia Ayadi-Boukrourou n'appartient pas aux privilégiés, du moins financièrement parlant. Ancienne directrice de la communication d'un groupe d'édition, cette jeune femme a arrêté de travailler en arrivant à Mouroux, après la naissance de ses enfants, il y a quelques années. Son mari, prof de maths, a décidé de ne plus dispenser que des cours particuliers. "On me dit : "T'es riche pour manger bio". Non. Mais je n'ai pas d'écran plat, ma télé a 15 ans et je pars en vacances dans ma famille !", énumère-t-elle. Chez elle, plus de plats cuisinés, quasiment pas de médicaments non plus, et une lecture régulière du Canard enchaîné, notamment pour ses articles sur les pesticides.

Son mari, pourtant, s'inquiète qu'elle s'engage à payer, même s'il n'y a rien dans le panier. "Quand il sera peu garni, j'irai compléter ailleurs sans rien lui dire", rigole-t-elle. Et elle sait que ce sera le cas s'il grêle ou s'il gèle. Le prix fixé est de 15 euros par semaine, pour 6 à 7 kilos de légumes, afin que le producteur gagne 2 000 euros brut par mois.

Sophie Lecoeur adhère à l'idée de lui garantir un revenu, mais veut en avoir pour son argent. "Je compte que cela me revienne moins cher que le marché, car tout le monde doit s'y retrouver", insiste cette professeure de vente en lycée professionnel. Surtout, elle veut du bio, rien que du bio.

Vu les attentes et les intérêts des uns et des autres, Michel Saint-Martin, le président de l'AMAP, sait que sa tâche sera difficile. C'est son expérience qui a poussé ce retraité à se présenter. Ce militant écologiste avait, un temps, cultivé un "jardin communautaire" avec des amis. "Moi qui suis là-dedans depuis trente ans, j'ai été surpris par l'engouement des gens. Je n'avais pas saisi la montée de la sensibilisation aux méfaits des pesticides, du besoin de contrôler ce qu'on mange et de s'impliquer", avoue-t-il.

Ce qui l'a séduit, aussi, c'est le "lien social". "Cette AMAP ne sera pas un groupe de copains bobos", dit-il calmement. Comme le projet est initié par la mairie, il y a un vrai brassage, même si, il faut le dire, les plus défavorisés et les plus aisés sont plus rares. La volonté de la mairie de réserver quelques paniers au centre communal d'action sociale le réjouit. Lui habite un hameau chic, Coubertin, havre de paix pourtant tout proche de la RN 34 fréquentée par 20 000 véhicules par jour.

Il sait bien qu'il va devoir refréner les enthousiasmes : déjà certains voudraient étendre le projet aux fromages, oeufs, voire à la farine bio pour faire du pain. Mais aussi les exigences : d'autres aimeraient que "Christophe" aide des jeunes à s'installer sur les terres communales, ou qu'il accepte une deuxième AMAP et ne produise ainsi plus que pour le réseau, donc exclusivement bio.

"Il y en a qui ne se rendent pas compte du travail que cela représenterait pour lui. Il faudra en discuter", prévient le président. En tant qu'ancien chef d'entreprise, il sait qu'il va falloir jouer serré pour que le projet soit viable. S'il proscrit le recours à certains produits chimiques, il ne dit pas non à tous, car il estime que le prix doit rester raisonnable et la récolte assurée.

Et Christophe, il en pense quoi ? "Cela va être sympa." Pas très bavard, timide peut-être, ce qui détonne avec les futurs adhérents, le maraîcher, la trentaine, imagine qu'il sera plus disponible pour sa famille. Il se réjouit aussi à l'idée qu'il n'y aura plus d'invendus, donc pas de gâchis. Si la greffe prend, dans un an, il arrêtera les marchés et se consacrera aux AMAP, "en plein boom".

Mais il lui semble évident que tout ne sera pas simple. "C'est un métier, pas du jardinage du dimanche. Je sais que certains risquent de ne pas m'aimer." Il sera à l'écoute, promet-il, mais il faudra aussi qu'on lui fasse confiance. Le bio ? "C'est cher parce que cela demande trop de main-d'oeuvre. Cela me dérangerait qu'il n'y ait que trois ou quatre légumes dans les paniers", dit-il, pensant aux moins aisés. Mais déjà il n'utilise quasiment plus de produits chimiques. L'aide des adhérents pour désherber, justement ? "Il faut être réaliste. Après une demi-journée une binette en main, ils auront des ampoules. Mais ils seront les bienvenus, il n'y aura pas de clé au portail." Le choix des légumes ? "Je ne ferai pas des panais pour cinq ou des navets pour dix, il faudra qu'ils s'accordent." Et s'ils veulent des asperges, il s'y mettra, mais ils devront attendre deux ans pour en obtenir en quantité.

Surtout, l'idée d'avoir à faire à une clientèle avertie le ravit. Il imagine qu'elle raffolera de ses salades abîmées, de ses tomates tachées et ne demandera pas de courgettes pour la soupe en décembre, comme sur les marchés. S'il ne pipait mot, il pensait très fort : "Autant rajouter de l'eau."


Par Gérard
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Dimanche 16 août 2009 7 16 /08 /2009 15:42

[ Nous avons reçu une copie de cette lettre.  Nous avons ajouté la dernière partie dans le but de poser le problème dans nos communes, et la première photo pour faire souffrir la modestie de l'auteur.]



Le 7 août 2009,


Monsieur Daniel Vuillon
Le jardin des Olivades
257 Chemin de la Petite Garenne
83190 OLLIOULES
à
Monsieur Le Préfet du Var
Bd du 112 ème Régiment d'Infanterie
83000 TOULON






Objet: Remboursement des subventions européennes


Monsieur le Préfet,


              Veuillez trouver ci-joint un chèque, pour conformément à la demande conjointe de la
Commission européenne et du Ministre de l'Agriculture, Monsieur Bruno Le Maire, restituer les
sommes qui m'ont été injustement allouées entre 1992 et 2002 en tant que producteur de fruits et
légumes.
               Je vous demanderai de faire suivre auprès de qui de droit mon attitude citoyenne exemplaire en la
matière et j'espère que bon nombre de mes collègues professionnels feront de même.
               Je vous fais aussi parvenir pour information le Plan d'Actions pour développer les circuits courts en
4 axes et 14 mesures d'un autre Ministre de l'Agriculture, Monsieur Michel Barnier. Vous pourrez
facilement vous appuyer sur les arguments à l'origine de ce plan pour:
             -1) Ne pas renouveler la Déclaration d'Utilité Publique du 26 Décembre 2000, renouvelée une fois
depuis par un de vos prédécesseurs, du Transport en Commun en Site Propre (TCSP) sur la partie
ollioulaise puisqu'elle participe à défigurer d'une façon irrémédiable le site de ma ferme Les
Olivades, reconnue pourtant comme un site remarquable par sa biodiversité mais aussi comme le
lieu où s'est constitué pour la première fois en France, à notre initiative, le concept des Associations
pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne (AMAP) qui ont connu depuis un succès exemplaire sur
tout le territoire national ( on en compte 2000 en France en 2009). C'était en Avril 2001!
             -2) Ne pas prendre de DUP sur les terrains exploités par la famille Bruna à Hyères, menacée
d'expropriation pour la construction d'un supermarché..........dont on ignorait « l'intérêt public » de
ce type de commerce!
              -3) Rejeter le projet de Schéma de Cohérence Territoriale de l'aire toulonnaise, soumis à enquête
publique au mois de Juin qui après un constat sans concession de 80 pages sur les erreurs du passé,
les reconduisent tout simplement pour les 20 ans qui arrivent.
        Enfin vous remarquerez que le montant de mon chèque est de zéro euro car, sans doute par erreur
de l'Administration, je n'ai jamais, comme des milliers de mes collègues, reçu de subventions de
l'Europe. Par ailleurs nous sommes très heureux d'avoir initié un concept économique alternatif à
l'économie de marché qui ne nécessite aucune subvention publique; nos partenaires
consommateurs payant le juste prix de leur nourriture qui est le prix à payer pour garder un paysan
près de chez soi.

                 Veuillez recevoir, Monsieur le Préfet, l'expression de mes sincères salutations.
                       
Daniel Vuillon
Producteur de fruits et légumes
Co-initiateur du concept AMAP en France
Trésorier du Centre de Ressource pour l'Essaimage des AMAP en France (CREAMAP France)
Vice-Président et responsable légal du Réseau international des AMAP: URGENCI


[  Photo prise au Luc, sortie route de Toulon, le 26 juin 09. Sur ce terrain destiné au béton, se dressaient les dernières "serres maraîchères" qui nourrissaient notre village. Au fond le cimetière.]
Par Gérard
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Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /2009 10:24
     Les paniers sont très petits en ce moment et cela devrait durer jusqu'à la fin du mois, jusqu'au démarrage des premières tomates. Bien sûr, cela m'est difficile de vous fournir aussi peu de légumes.

     Plusieurs facteurs sont en jeu:

          - D'abord la grosse dévastation des "boudragues" qui cette année a été particulièrement ravageuse.



     La boudrague est une  grande sauterelle à gros abdomen de la région méditerranéenne.  Elle ravage périodiquement les cultures en déchiquetant les jeunes pousses.
 
Photo du haut:  Sur les poireaux.

Photo du centre:  Sur les fraisiers.

Photo du bas:  Les filets de protection mis en place limitent les dégats.
              - Mais aussi, et cela me pose plus de problèmes, c'est le constat d'une terre qui répond mal cette année. Elle est pauvre par nature et les parcelles sur lesquelles nous avons planté ce printemps, malgré les 24 tonnes de compost végétal ainsi que les autres apports, donnent de très mauvais résultats.

          - Enfin, l'absence de tunnel  détruit par les intempéries de l'hiver dernier.
    C'est là que votre soutien doit intervenir et que les principes de l'amap s'appliquent: accepter et cen'est pas facile, que les paniers soient presque vides en ce moment. Espérons que l'adage : "Année de foin, année de rien"  ne compromette pas trop la suite des récoltes.
     Pour terminer sur un point positif, je m'estime heureuse de ne pas avoir subi la grêle qui chez certains collègues a détruit totalement les cultures alors que nous avons de belles promesses de récolte pour cet été.




 

Promesses de belles récoltes:  Potimarrons, courgettes, tomates, fenouils, etc .....


( Le texte de Marie-Christine est en gras. Les photos ont été prises hier, 22 juin sur l'exploitation).


Par Gérard - Publié dans : Actualités
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Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /2009 13:36
                " Slow vita"
   
 "A partir de l'année prochaine, la production mondiale de pétrole va décroître à un rythme de plus en plus élevé.
L'évolution sur longue période sera une augmentation constante des prix à mesure de la rareté croissante du pétrole. "






                              " Slow città"

"Passé d’une quinzaine, en 2001, à près de 80 aujourd’hui, le nombre de municipalités qui font appel aux chevaux de trait pour mener à bien la collecte des ordures ménagères, gérer les espaces verts, etc. ne cesse d’augmenter."




                                                       


Par Gérard - Publié dans : Actualités
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Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /2009 16:25

 

Rappelons que la FCO est une maladie vectorielle, non contagieuse, non transmissible à l’homme, peu pathogène pour les sérotypes 1 et 8, entretenue par des réservoirs de culicoïdes (petits moucherons) multipliant dans la faune sauvage les répliques virales, rendant la maladie inéradicable. Qui plus est, l’apparition de nombreux sérotypes nouveaux (24) complexifie l’approche.

De nombreux éleveurs expriment leurs inquiétudes quant aux conséquences à court et long terme d’une obligation vaccinale à leurs yeux, mal préparée, mal évaluée, sous-efficiente et parfois dangereuse dans ses effets connus ou à venir sur les animaux dont ils ont la charge et qu’ils connaissent mieux que quiconque.  Ces éleveurs ont le souci permanent de respecter les équilibres naturels dans leurs élevages. Ils tentent par de nouvelles approches d’apporter une nourriture dépourvue de toxicité aux consommateurs soucieux de leur santé et de la santé de la planète. Cette tâche qui leur incombe nécessite une politique sanitaire à long terme dans laquelle les animaux acquièrent une résistance naturelle durable face aux maladies qui font évoluer les espèces depuis des millions d’années, à l’opposé de pratiques réductrices qui prétendent éradiquer tous les maux de la Terre.  

L’obligation de vacciner est un décret ministériel, ceux qui n’auront pas vacciné avant le 30 juin seront hors-la-loi donc, après contrôle, il y a menace de procès verbal, amendes, et obligation sous la contrainte des autorités.  

Pour le moment nous sommes dans une période d’intimidation (menaces sur les autorisations de transhumance, amendes disproportionnées…) de la part de l’administration pour qui l’objectif à atteindre est 80 % du cheptel (ovins et bovins) vacciné. Il faut savoir que le gouvernement verse une aide financière aux éleveurs qui vaccinent et que l’Europe participera également, à condition que cet objectif soit réalisé. Les laboratoires ne sont pas loin derrière tout ça : « On fabriquera le vaccin si vous le rendez obligatoire ! ».  

On ne sait pas aujourd’hui quelle sera l’intensité de la répression envers les mauvais élèves qui refusent de vacciner.

Un collectif régional de refus de l’obligation vaccinale s’est constitué avec des éleveurs qui ont vacciné ou non. Nous devons rester vigilants et solidaires pour défendre les éleveurs qui seront en position de désobéissance civile parce qu’ils considèrent leur choix légitime dans l’intérêt de l’agriculture et de la société toute entière.  

 

C’est la première fois que l’Etat oblige à vacciner pour une maladie non transmissible à l’homme. Il ya également désinsectisation obligatoire avec un produit qui tue aussi les abeilles, en cas de foyer de la maladie déclaré (Pour info : il y a aussi un traitement par insecticides obligatoire sur les vignes pour une maladie qui s’appelle la flavescence dorée).

Toutes ces mesures autoritaires sont très inquiétantes et vont toujours dans le sens d’une politique agricole destructrice et criminelle malgré les projets durables dont on nous abreuve à longueur de discours.

Nous vous tiendrons au courant de l’évolution de cette affaire, il y aura sûrement besoin du soutien des consommateurs pour défendre le droit des éleveurs quant au choix qu’ils souhaitent apporter à leurs animaux. 

Francis Girard   (éleveur au Bounas)  20 mai 2009

 


 

 

Par Gérard - Publié dans : Actualités
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